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ESPACE- DETENTE de et avec Bruno SOLO et Yvan LeBolloch Au fond de la Veule, imaginaire province française, vivote la Geugène Electro Stim, une moyenne entreprise, qui survit grâce à la fabrication et la vente de la C14, appareil de stimulation électrique ancien, mais peu cher. L'opportunité d'un nouveau produit, le BodyCompact, va jeter cette communauté tranquille dans les affres d'un libéralisme sans foi ni loi. La venue d'un expert, Arnaud Roussel, chargé d'optimiser la mise sur le marché du BodyCompact, va chambouler les cœurs et corrompre les âmes...
Fiche Technique Sortie 02/02/2005Durée 102 min.Son Dolby SRDFormat 1.85Visa n° 110015Un film de Bruno SOLO, Yvan LE BOLLOC'HSur une idée de Bruno SOLO, Yvan LE BOLLOC'Het Alain KAPPAUFRéalisateur Bruno SOLORéalisateur Yvan LE BOLLOC'HDirecteur de production Ludovic NAARRégisseur général Stéphane BOUCHARD1ere Assistante Réalisation Valérie ARAGUESScripte Bénédicte TEIGERImage Philippe GUILBERTSon Kamal OUAZENEMontage Nicole SAUNIERMusique Pascal COMELADEDécors Nikos MELETOPOULOSProduction exécutive MP PRODUCTIONSProducteur exécutif Michel PROPPERProducteur délégué Jean-Yves ROBINProduction CALC PRODUCTIONChef electro : Bruno Verstraete - Chris Haken (2 sem.) Electro : David Lamberta – Jean-Michel Royo – Tahar Boualam – Cyran 1ère assistante camera : Zoé Vink - Vincent Muller (renforts) 2ème assistant : Benoit Deleris . Chef machino : Thierry Van Laere . Machino : Romain Gouillart . Steadycam : Jan Ruben .
Quelques mots sur ce film :
- C’est tout d’abord une comédie, mais aussi et surtout un film réalisé par des comédiens . Cela demande une très grande implication de la part du chef-op cadreur . Ils nous considérent souvent comme leur 1ER spectateur et attendent idées et certitudes sur le découpage . C’est Bruno Solo, avec qui j’avais fait un film en été 2002, qui m’avait proposé l’image de leur film . Il avait remarqué que je m’impliquai beaucoup dans le découpage et il avait bien aimé l’ésthétique du film sur lequel il était comédien . Et surtout, il adorait la Belgique et ses techniciens . La condition à laquelle je devais me soumettre pour faire son film était de reprendre la même équipe « image » . C’était de toutes manières mon choix egalement ! Mais bon, entre la fin de « Livraison à domicile » et la prépa d’Espace-Detente, il s ‘était ecoulé un an et demi. Assez pour oublier la Belgique ! - C’est en Décembre 2003 , que les choses se sont un peu plus dessinées . Rester pour moi à passer l’acceptation de la part du producteur executif . La pression d’un film à 10 millions d’Euros le faisait douter quant à la robustesse de mes épaules . Ce qui est un peu étonant, car je trouve que c’est toujours plus simple quand un film a des moyens financiers . Mais bon ! C’est aussi la realité de ce metier . Et , en plus, il s’agissait d’une production 100 % française . - Entretemps, j’ai tourné « Confituur » avec Lieven Debrauwer (une tres belle aventure avec un grand auteur) . Et à la fin du tournage, il me restait 5 semaines avant « Espace-Detente » . Les reperages étaient bien avancés et nous nous sommes penchés directement sur le découpage . Yvan et Bruno avaient des idées, mais attendaient de ma part de les traduire en termes cinematographiques . Nous avons du faire cela pendant une dizaine de jours , avec scripte et assistante réal .
Camera : Moviecam Compact 35 MM de chez Technovision (retour video pas terrible,.. mais upgradé depuis !) . Optiques : Cooke S4 evidementMachinerie : KGS (Peewee 4 –the best)+ materiel Thierry Van Laere .Quelques mvt de grue : j’ai utilisé le PanBar (pas assez d’experience en tete Manivelle . Cadre à la video m’ont rappellé mes années de captation télé .
Eclairage : Transpalux (Tahar était notre formidable groupman !!) .Et surtout : la mine d’or pour un chef-op qu’est le camion de Bruno Verstraete C’est un magasin mobile (même un supermarché). Sodium, Néons dimables,Boules japonaises, reflecteurs … Pour ceux qui ne connaissent, c’est à visiter ! Pellicule : Kodak – 5246 pour ext et int jour (parce qu’elle me permets un bon diaph etsurtout Qu’elle a un beau contraste . - 5218 pour ext et int nuit et studio .
Laboratoire : Eclair . Que des rushes en DVD pendant tout le tournage (ideal pour Visionner sur son portable ) . On a juste fait quelques essais de Positifs avant tournage . Pour les rushes ,on a eu du mal à se caler luminosité et Pas tropde contraste !! )
Ensuite nous avons enchainé sur 3 semaines de nuit , dont une sur un circuit d ‘essais automobiles (juste à côté de Senlis- de quoi avoir les embouteillages à l’aller et egalement après une bonne nuit de tournage) . Là, la complexité venait du fait qu’il fallait filmer la poursuites entre 2 véhicules sur un circuit en pleine forêt sans aucun reverbère . Il fallait donc une limière lunaire .
Bruno Verstraete
Avec Bruno Verstraete, nous avons opté pour 2 types de plans : les cameras embarquées où nous eclairions les arbres depuis le véhicule roulant (avec des Cinepar 1200), de manière à donner du mouvement . Et les prises de vues au sol où nous travaillions en contre jour avec un 20 KW fresnel sur nacelle de 20 M avec 1/4 bleu . On avait opté pour des nuits pas trop bleues . Les faces étaient des velum en reflexion ou kino . Pas de HMI – souvent des hautes vitesses . Pour gagner du temps aux changements d’axe, nous utilisions 2 nacelles, donc 2 X 20 KW et aussi 2 groupes electrogènes . (les moyens ça aide !) . Il y avait une légère brume au sol qui emanait de la route, c’était souvent réussi et les dimers présents sur les 20 KW nous aidaient à doser les contrejours . Toute la complexité était de ne pas sentir la source dans les arbres (surtout avec la brume, mais aussi de gérer les 3 cameras (axes et vitesses de prises de vues différentes) qui servaient à donner la possibilité d’un montage rapide et surtout une securité par rapport aux cascadeurs .
Mairie . D’autres plans en décors réels avec maquette Du camion . - retournement du vrai camion poubelle sur une piste d’aerodrome (faire raccorder les sols, les axes lum. Et gérer les 4 cameras à vitesses différentes .Cascades - Troisièmement, filmer l’impact avec la maquette dudu camion (1/10ème) qui detruisait la maquette de la mairie en studio. Gérer les 4 cameras en respectant les angles de prises de vues et les axes lumières des 2 autres nuits de tournage . Inclure des reverbères miniatures et des effets phare raccord … -Là nous étions le dernier jour de tournage, soit 7 semaines après les nuits en décors naturel . Bref ! nous nous sommes bien amusés et j’etais surtout tres bien entouré .
La postproduction : -Qui dit film avec moyens , quelques effets spéciaux et incrust dit : possibilité d’étalonnage numérique . C’était une chose sur laquelle on s’était mis d’accord lors de la première entrevue avec le producteur éxecutif et je dois dire que je l’en remercie . Et là, c’est le bonheur . Le négatif a été scanné chez Eclair et j’ai étalonné pendant 4 semaines avec Raymond dans une salle avec projection DLP complétement transparente . Les images numériques projetées correspondaient sans problème avec les tirages de bout d ‘essais que nous faisions tous les 2 jours . Meme les noirs de projection numérique étaient raccords . Mon seul étonnement était que la sortie du scan était hyper contraste . Nous passions donc notre temps à décontraser l’image . Le contraire aurait été plus simple . Le labo n’avait pas d’explication à cela . Eux avaient respecté les normes par rapport aux négatifs . J’aurai du faire un essai de scan ! Mais de toutes manières, le contraste nous intéressait . Je crois que j’aurai du exposer la pellicule à sa base et éviter de surrexposer de 2/3 pour densifier le négatif . Ce que je fais par habitude ! J’adore mettre plusieurs masques et de ce fait, faire ressortir les comédiens, mais Raymond n’était pas toujours partant . Il a néanmoins fait un travail remarquable . Dans l’ensemble, la grande nouveauté est que l’on peut pousser les brillances, densifier les noirs à la demande et surtout faire des changements de lumières dans les mouvements de camera . Un autre avantage, c’est de pouvoir récupérer certains mous au niveau de la mise au point . (mais avec Zoé Vink au point, aidée de Benoit Deleris, nous n’avons pas dû nous servir de cette technique) . Désolé, je n’ai pas de photos d’eux . Mon seul regret, est de ne pas avoir osé assez descendre en pénombre et d’être resté sage dans le contraste . Mais il est vrai que c’est une comédie et que donc, tout le travail a ètè de faire ressortir les comédiens . Une fois la première copie standard sortie, l’étalonneur film a mis un peu de temps à trouver ses repères (beaucoup de temps s’était déroulé entre le shoot de la bob.1 et la 6 – donc de légères variations de couleurs entre les bobines) . Et après interpos et interneg , j’ai contrôlé la 1ère copie de série . C’était transparent ! Par contre, je n’ai pas contrôlé les 700 copies suivantes . L’étalonnage numérique avec retour au film est un outil remarquable ! Je vous le conseille . Comme je vous conseille le film, c’est drôle ! Comme je vous conseille mes drôles de collaborateurs ! (pas trop quand même, j’en ai encore besoin !) . A + . Philippe Guilbert |